Voici un message du bureau du député Sylvain Pagé envoyé le 2 juin 2006:
Voici les informations que le bureau du député Sylvain Pagé a obtenu cette semaine. La compagnie qui a émis une publicité dans le journal L'écho de la Lièvre cette fin de semaine est Omégalpha (p.26). C'est une compagnie de consultants qui a des contrats avec la Société Uranor qui est contrôlée par la Société d'État française Aréva
( http://www.arevagroup.com/servlet/ContentServer?pagename=arevagroup_fr%2FPage%2FPageGroupFullTemplate&c=Page&cid=1028019448643 ). Afin de mieux informer la population, nous avons réussit à convaincre le propriétaire de Omégalpha d'émettre un communiqué dans les médias locaux la semaine prochaine afin d'expliquer à la population ce qu'ils vont faire. Le bureau du député a également logé un appel au bureau de Nova Urnanium à Vancouver. Nous attendons un retour d'appel.
Comme plusieurs autres compagnies dont Nova Uranium, Omégalpha fait actuellement de l'exploration près de St-Anne-du-Lac. Cependant comme je te l'ai mentionné, selon le Ministère du Développement durable de l'Environnement et des Parcs que nous avons consulté cette semaine, 1 exploration sur 100 va aller jusqu'à de l'exploitation. C'est certain qu'habituellement, lorsqu'une cie commence de l'exploration, les autres cies suivent de près. Selon certaines personnes consultées, même sans découverte d'uranium, plus une cie a des cellules d'exploration, plus cela démontre leur dynamisme et permet de mousser le titre de leurs actions.
Les mines sont assujeties au Règlement sur l'évaluation et l'examen des impacts sur l'environnement (Loi sur la qualité de l'environnement, article 31.1 et les suivants).Ce règlement établit une procédure par laquelle certains projets pouvant perturber l'environnement de façon significative et susciter des préoccupations chez le public sont soumis à une évaluation environnementale. Du même coup, le public gagne le droit d'être informé et de donner son avis par l'entremise de consultations menées par un organisme indépendant, le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE). http://www.mddep.gouv.qc.ca/evaluations/procedure.htm .
Toujours selon le Ministère du Développement durable de l'Environnement et des Parcs , lorsqu'une compagnie veut aller en exploitation, les délais entourant les étapes qu'elle doit franchir représentent 2 à 3 ans sinon plus avant qu'elle puisse savoir si elle pourra exploiter le site qu'elle convoîte. C'est le Ministère des ressources naturelles et de la faune qui est responsable des droits d'exploration que doivent demander les industries minières. http://www.mrnf.gouv.qc.ca/mines/industrie/industrie-activites.jsp
Nouvelles de la compagnie NOVA URANIUM envoyée par Élaine Brière le 02 juin 2006:
Suite à nos démarches, nous venons de recevoir un appel de Monsieur Hillar Pintson géologue pour Nova Uranium. Il travaille depuis le mois de février sur le terrain. Il y a actuellement chez nous, 3 géologues, 2 manoeuvres et 3 étudiants (été).
Ils travaillerons au moins jusqu'en septembre ou octobre prochain. Ils font actuellement du forage (extraction de "carottes" du sol) ainsi que de l'échantillonnage de roches et de sol. Ces prélèvements sont ensuite envoyés à Toronto et à Vancouver pour fins d'analyses. Les résultats ne sont pas encore connus même si monsieur Pintson a semblé d'accord avec l'information qui circule à l'effet que la teneur d'uranium trouvé chez nous est minime soit d'environ 300 ppm et que pour atteindre 1% d'uranium cela prendrait 10 000 ppm.
Selon ses dires, le site aurait déjà été exploré dans les années 1970-1980. Il n'a pas caché que l'actuel intérêt des cies était liés au prix à la hausse de la livre d'uranium ($7/lbs en 2001 et $43/lbs actuellement). Si les résultats des analyses s'avèrent intéressants et que la cie Nova Uranium a les moyens financiers pour poursuivre les opérations (selon les fluctuations de la bourse), elle ira vers une exploration plus détaillée (définir la masse des roches, calculer le volume d'uranium par tonne de roche etc.)
Toujours selon monsieur Pintson qui est un spécialiste en la matière, si les résultats finaux des différentes explorations s'avéraient alors concluant la cie Nova Uranium qui selon leur jargon fait de " l'exploration minérale junior " vendrait alors ses droits à une plus grosse compagnie (une senior) qui a les moyens d'assurer la suite du projet car cela implique des frais faramineux. Donc, il faudrait que la quantité d'uranium trouvé chez nous soit assez importante pour justifier de tels coûts.
Selon lui, après avoir passer toutes les étapes obligatoires, les délais afin d'obtenir les permis nécessaires pour l'exploitation (voir courriel précédent pour plus d'infos à ce sujet) oscilleraient autour de 5 ans. Ensuite si la cie finit par obtenir tous les permis il faut ajouter environ 5 autres années pour la mise en place d'une mine qui est en fait une véritable usine et qui demande plusieurs infrastructures (route, électricité, eau, habitation etc.).
Actuellement, nous sommes loin de la conclusion que ces cies feront un jour de l 'exploitation minière d'uranium chez nous. Monsieur Pintson va également publier un communiqué dans les médias locaux la semaine prochaine pour mieux informer la population. Je lui ai fait valoir l'excellente capacité de mobilisation de notre milieu et je l'ai informé de la manifestation de demain. Il n'était pas au courant, le message sera fait aux dirigeants de Vancouver.
Élaine Brière, Attachée politique
M. Sylvain Pagé, député de Labelle
384 rue du Pont, Mont-Laurier, Qc, J9L 3N7
Téléphone: 819) 623-1277
Télécopieur: 819) 623-6838
Courriel: ebriere@assnat.qc.ca