Source : http://www.cyberpresse.ca/article/20060614/CPACTUEL03/60614141&SearchID=73250755129351
Cyerpresse Santé
Le mercredi 14 juin 2006
RADIATIONS
Presse Canadienne
Toronto
Un comité d'experts canadiens en santé recommande à Ottawa de resserrer les critères d'exposition au radon, affirme le quotidien Globe and Mail.
Le groupe, formé essentiellement de spécialistes provenant des ministères de la Santé fédéral et provinciaux, estime que les émissions acceptables de radioactivité provenant du radon devraient être réduites de 75 pour cent.
Selon ces experts, les niveaux de radioactivité du radon jugés acceptables au Canada sont parmi les plus élevés au monde, et plus élevés même que dans certains pays en voie de développement.
Le comité soutient que les radiations provenant du radon sont responsables de 10 pour cent de tous les cancers du poumon au pays, soit 1900 décès en 2005. Seule la cigarette provoque davantage de cancers du poumon.
Le radon est un gaz incolore et inodore produit par la désintégration de l'uranium présent dans le sol. Le gaz s'introduit habituellement dans les maisons par des fissures dans les fondations ou par la tuyauterie.
Selon les experts, 2,5 pour cent des résidences au Canada — soit 175 000 — présentent des niveaux de radon plus élevés que ceux qu'ils proposent. Quelque 450 écoles et 20 hôpitaux à travers le pays sont aussi affectés par le problème, et on estime qu'il en coûterait 560 millions $ pour le régler.
A l'heure actuelle, la norme de radon admise est de 800 becquerels par mètre cube d'air. Selon le comité, il faudrait réduire ces émissions en-dessous de 200 becquerels, comme en Grande-Bretagne, en Suède et en Norvège. Le becquerel est la mesure standard de désintégration d'un corps radioactif.
Les concentrations de radon dans les édifices peuvent être réduites avec l'installation de systèmes de ventilation dans les sous-sols.
Source : http://www.cyberpresse.ca/article/20060404/CPACTUALITES/604041259&SearchID=73250755129351
Cyberpresse Actualités
Le mardi 04 avril 2006
Agence France-Presse
PARIS
L'année 2005 a été "plutôt satisfaisante" pour la sûreté nucléaire et la radioprotection en France, a déclaré mardi le directeur général de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), M. André-Claude Lacoste, en appelant toutefois à des progrès.
L'ASN, a dit M. Lacoste en rendant son rapport annuel, "considère que l'année 2005 a été plutôt satisfaisante aux plans de la sûreté et de la radioprotection" mais "des progrès sont toutefois possibles et nécessaires".
Le directeur de l'ASN, organisme chargé du contrôle technique et réglementaire de la sûreté nucléaire et de la radioprotection en France, a ajouté que l'an dernier a également été "marqué par des avancées en matière d'harmonisation européenne des pratiques nationales de sûreté nucléaire".
Abordant les différents acteurs utilisant le nucléaire, M. Lacoste a estimé en premier lieu qu'en ce qui concerne le médical, "la radioprotection est prise en compte de manière hétérogène". "Globalement satisfaisante" pour ce qui est de la radiothérapie, elle "s'améliore" pour la radiologie mais il y a encore "beaucoup d'efforts à faire" dans ce secteur.
Dans le domaine de la production d'énergie, "le bilan de l'exploitation des réacteurs nucléaires en 2005 est globalement satisfaisant et fait apparaître des améliorations en matière de radioprotection, de protection de l'environnement et de surveillance des prestataires".
M. Lacoste a uniquement signalé "une anomalie susceptible d'affecter la sûreté des réacteurs de 900 mégawatts en cas de fuite accidentelle sur le circuit primaire, classée au niveau 2 sur l'échelle INES" (qui va de 0 à 7).
Il a mis l'accent sur les changements de statut concernant notamment Electricité de France (EDF), rappelant que l'ASN serait vigilante pour "éviter les conséquences néfastes" que pourrait induire l'évolution économique. Celle-ci, selon lui, doit permettre "une atmosphère d'émulation et de compétitivité, mais pas au détriment de la sécurité et de la radioprotection". "Nous n'avons pas constaté de déviation jusqu'à présent", a-t-il précisé.
En ce qui concerne le transport de matières radioactives, aucun "événement significatif particulier" n'a été noté.
D'autre part, a souligné son directeur, l'ASN va renouveler ses efforts pour mieux gérer les risques liés au radon, notamment pour les contrôles sur "les bâtiments dans l'habitat existant".
Le radon, un gaz radioactif d'origine naturelle, représente le tiers de l'exposition moyenne de la population française aux rayonnements ionisants et, selon une étude européenne, il serait responsable d'environ 9% des cancers du poumon en Europe. Il est présent partout à la surface de la planète à des concentrations variables selon les régions.
L'ASN par ailleurs demandé à l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) d'effectuer un audit dans ses services afin d'optimiser son fonctionnement.
EDF
gcv/fga/pc/pg
Source : http://www.cyberpresse.ca/article/20060423/CPACTUEL/60420151&SearchID=73250755129351
Cyberpresse Actuel
La Presse
Kiev et Moscou
Après l'explosion de Tchernobyl, le lait a empoisonné des centaines d'enfants, qui ont tous développé un cancer de la thyroïde. Vingt ans plus tard, manger reste dangereux. Mais les scientifiques s'ingénient à minimiser les risques, qui baissent peu à peu.
L'ingénieur Nikolai Gouziev n'oubliera jamais le jour où il a vu un cheval équipé d'une couverture et d'un masque à gaz, au lendemain de l'explosion de Tchernobyl. Ni ce fermier qui retirait le masque à sa bête chaque fois qu'il l'amenait brouter au champ.
«Cet homme pensait la protéger. Il ne comprenait pas que c'était de l'herbe empoisonnée, couverte de poussière radioactive!»
Au fil des ans, toutefois, les victimes de Tchernobyl ont compris le danger: en Ukraine, en Russie et en Biélorussie, 80% de la contamination actuelle vient de l'alimentation. Car même si l'iode radioactif a disparu très vite et si l'aiguille des dosimètres s'affole beaucoup moins, le césium 137 (une autre substance radioactive) a pénétré le sol et continue de distiller son poison.
Impropres à l'agriculture, certains champs produisent encore des fruits et des légumes contaminés. Dans les forêts - où les baies et les champignons poussent au ras du sol -, la contamination est particulièrement forte. Et elle continuera «pour plusieurs décennies», précise l'Organisation mondiale de la santé.
Les gens savent que manger est dangereux. Mais ils n'ont pas d'argent. «Le pays est pauvre. Pour survivre, il leur faut cultiver leur potager. Imaginez: comment peuvent-ils admettre que ce qui vient de leur terre est moins bon que les conserves industrielles ou les aliments chimiques?» interroge le sociologue français Guillaume Grandazzi, qui s'est rendu plusieurs fois sur place.
Les paysans engrangent une partie des récoltes et des cueillettes pour l'hiver. Les champignons marinent dans le vinaigre. Les baies sont transformées en confitures. Les pommes de terre attendent dans les caveaux. Et bien des cuisinières omettent de faire tremper la viande dans l'eau salée et de la faire bouillir deux fois dans des eaux différentes avant de la servir.
Preuve que les précautions ne sont pas suivies: le corps des villageois émet une quantité anormale de radiations. Les enfants continuent d'aller se rétablir à l'étranger. «Mais dès qu'ils reviennent, le taux remonte. Ici, ils consomment les radiations plus vite qu'ils ne peuvent les éliminer», précise le médecin Alexander Bogdan, directeur de la Croix-Rouge dans la région ukrainienne de Jitomir, à l'ouest de Kiev.
Au fil des ans, les experts ont développé mille méthodes pour minimiser les dégâts. Engrais spéciaux qui bloquent la radioactivité (calcium, potassium). Variétés de légumes et de céréales qui absorbent moins les radionucléides. Vaches purgées pendant six mois...
Mais encore une fois, ces précautions coûtent cher. Pour économiser, on mélange apparemment le lait contaminé à du lait propre. Exactement comme les autorités soviétiques avaient éparpillé la viande radioactive aux quatre coins de l'empire, il y a 20 ans, pour répartir les risques.
Arbres de Noël radioactifs
Ailleurs, les produits des territoires contaminés sont formellement interdits. Mais cela n'empêche pas leurs habitants de les vendre en douce. En 2002, la police russe a même saisi des arbres de Noël radioactifs, coupés en Ukraine. Tous les ans, les marchés de Moscou font aussi détruire des arrivages d'aliments. Plus de 800kg l'an dernier, selon Radon, l'agence gouvernementale responsable de l'enfouissement des déchets nucléaires.
Chaque semaine, les inspecteurs du ministère de l'Agriculture mesurent les radiations émanant des cageots. «C'est essentiel, commente la vétérinaire Sveltana Osipova. Les radiations sont le pire poison du monde: elles n'ont pas de goût, pas d'odeur, pas de couleur. Pour les gens, elles sont indétectables, contrairement aux bactéries qui nous font tout de suite réagir.»
Prudents, certains Moscovites apportent parfois aux laboratoires les produits de leur jardin ou les bocaux achetés aux babouchkas de la rue pour les faire analyser. Alexander Ginter s'est même muni, comme plusieurs milliers de gens, d'un dosimètre personnel. «Mais la Russie commence à avoir des problèmes plus pressants», dit ce chauffeur privé.
Comme lui, le directeur de Radon, Oleg Polskii, hausse les épaules. «Le problème de la nourriture irradiée est minime. Il y en a trop peu et elle n'est pas si fortement contaminée. Comparativement aux autres mauvaises habitudes de la population, elle ne cause même pas 0,1% des dommages à la santé.»
Dans les territoires contaminés, les gens ont du mal à suivre. Comme en atteste cette blague rapportée dans La supplication , roman-choc de l'écrivaine biélorusse Svetlana Alexievitch: «Est-ce qu'on peut manger des pommes de Tchernobyl? Bien sûr qu'on le peut, mais il faut enterrer profondément les trognons.»
Source : http://www.cyberpresse.ca/article/20060615/CPACTUEL03/60615045&SearchID=73250755129351
Cyberpresse Santé
Le jeudi 15 juin 2006
Guy Benjamin
Le Soleil
Un intrus s'infiltre peut-être chez vous. Vous ne le voyez pas, vous ne le sentez pas. Il s'appelle le radon, un gaz provenant de la désintégration naturelle de l'uranium.
«Il ne faut pas crier au loup, mais il est nécessaire d'aviser la population sur les dangers du radon», de dire le docteur Jean-Claude Dessau. Ce spécialiste de la santé publique est membre du comité formé par Santé Canada pour étudier la possibilité de réduire la norme sur la concentration de radon acceptable dans nos lieux d'habitation.
Le radon est la deuxième cause du cancer du poumon, après la cigarette. Il serait responsable de 10 % des décès attribués au cancer du poumon, précise le rapport produit par le groupe de travail de Santé Canada.
Un échantillonnage de 900 maisons réparties partout au Québec, à l'intérieur desquelles on a mesuré la concentration de radon, permet une projection selon laquelle 36 500 maisons unifamiliales présentent une concentration trop élevée de radon dans la province.
Impossible de les situer ou d'établir des régions plus à risque, de préciser le Dr Dessau. Sauf dans trois cas, Saint-André d'Argenteuil, Mont-Saint-Hilaire et une partie d'Oka.
Et encore là, le médecin appelle à la prudence. Ce ne sont que quelques résidences. Dans ces trois secteurs ou n'importe où ailleurs, il est possible qu'une maison présente une trop forte concentration de radon et que celle du voisin en soit exemptée.
La seule façon de savoir si une résidence est infiltrée par le radon est de procéder à un test. Mais il y a un petit problème. Le Dr Dessau ne connaît qu'une seule entreprise au Québec capable de faire les tests. Elle est située à Sainte-Julie.
En 1988, Santé Canada fixait à 800 becquerels par mètre cube la concentration acceptable de radon dans une résidence. Il s'agit de la norme la plus élevée dans le monde, et c'est pourquoi on veut la ramener à 200 becquerels par mètre cube. Un becquerel correspond à la désintégration d'un atome radioactif par seconde.
Lorsque la concentration de radon dans une résidence est trop élevée, il faut corriger la situation en ajoutant un système de dépressurisation. Essentiellement, il s'agit de capter les gaz sous la maison et les expulser dans l'air. Ces travaux occasionnent des coûts variant entre 800 $ et 3000 $, mais encore là, les entreprises capables de réaliser de tels travaux ne courent pas les rues.
Le comité de Santé Canada a fait une estimation des coûts. L'inspection des 1,4 million de maisons unifamiliales du Québec et les travaux correcteurs pour 36 500 maisons coûteraient 113 millions $.
Ces chiffres pourraient inciter des entreprises à s'intéresser au radon.
Source : http://www.cyberpresse.ca/article/20060130/CPACTUALITES/601301056&SearchID=73250755129351
Cyberpresse Actualités
Le lundi 30 janvier 2006
Agence France-Presse
GENEVE
L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a conseillé lundi aux propriétaires d'immeubles de l'hémisphère nord d'améliorer l'aération dans leurs habitations afin de réduire la concentration de radon, un gaz radioactif pouvant entraîner des cancers du poumon.
"Le radon constitue pour la santé une menace largement répandue mais sous-estimée", souligne Mike Repacholi, chef du programme Rayonnement et santé à l'OMS, dans un communiqué publié lundi.
Après le tabagisme, le radon est le deuxième facteur de risque de cancer du poumon dans le monde, provoquant des dizaines de milliers de décès annuels, selon l'OMS.
Les mesures pour améliorer l'aération, explique l'OMS, doivent s'appliquer particulièrement en hiver, où l'on observe les concentrations les plus élevées de ce gaz qui pénètre par des petites fissures dans les fondations, puisqu'en cette saison, les fenêtres restent normalement fermées.
"De nombreuses personnes sont exposées à leur insu quotidiennement au radon chez elles ou sur leur lieu de travail. Il faut sensibiliser les gens à l'existence de cette menace et aux moyens d'atténuer le risque pour la santé publique", précise M. Repacholi.
Une première mesure consiste à mesurer la concentration de radon dans les bâtiments. En cas de concentration élevée, on peut installer un système assurant une aération suffisante et boucher les fissures du plancher en contact avec le sol.
Le radon est un gaz naturel radioactif qui émane du sol et sa concentration dépend principalement de la quantité d'uranium présente dans le sol.
la/avz/ai eaf
Source : http://www.cyberpresse.ca/article/20060118/CPACTUALITES/601180457&SearchID=73250755129351
Cyberpresse Actualités
Le mercredi 18 janvier 2006
Agence France-Presse
MOSCOU
Des quantités importantes de produits alimentaires radioactifs originaires de l'ouest de la Russie et du Belarus continuent de se retrouver sur les étals des marchés moscovites, près de vingt ans après la catastrophe de Tchernobyl, a indiqué mercredi à l'AFP une spécialiste de la municipalité.
"Environ 830 kilogrammes de produits radioactifs ont été confisqués sur les marchés de Moscou en 2005", après 986 kg en 2004, environ une tonne en 2003, trois tonnes l'année précédente et 1.500 kilogrammes en 2001, a déclaré la responsable de presse de Radon, l'organisation municipale chargée de la sécurité de Moscou en matière de radioactivité.
"La masse principale (des produits alimentaires radioactifs à Moscou) vient des marchés et est constituée de champignons et de baies fraîches: airelles ou myrtilles" originaires des régions qui ont souffert de l'explosion de la centrale nucléaire de Tchernobyl en Ukraine en avril 1986, a expliqué Elena Ter-Martirossov, contactée par téléphone.
"Il y a eu un cas dans des magasins il y a deux ans. Il s'agissait de viande mais il est très rare que les magasins soient concernés", a ajouté la porte-parole.
Tous les marchés disposent d'un laboratoire vétérinaire qui contrôle les produits avant la vente tandis que les magasins reçoivent eux la visite de vétérinaires, a précisé Mme Ter-Martirossov.
En cas de découverte de produits contaminés, Radon est appelé pour s'occuper de l'évacuation et du traitement de ces produits considérés comme des déchets radioactifs.
Les champignons et baies sont les plus sujets à la radioactivité car ils poussent près du sol et absorbent immédiatement les particules radioactives. Il arrive que les fruits d'un arbre qui pousse sur un sol radioactif ne soient pas contaminés, a expliqué la porte-parole de Radon, organisation créée en 1961.
uh/meg/jlb